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(Marelle d'automne I, tableau virtuel) MARELLE Une fille joue à la marelle. Elle a tracé assez adroitement sur la terre humide le plan d’une belle église partagée en cases successives et elle cloche de l’enfer au ciel en se reposant régulièrement. Elle semble danser, sautant sur son pied droit et sa jambe gauche qu’elle découvre en soulevant sa jupe, est pliée en l’air, un peu en biais au-dessus du sol. Des mèches brunes, qu’elle écarte régulièrement d’un geste machinal, balaient son visage. Elle chante, reprend son souffle et chante à nouveau. Un chemin de nuages, au ciel, répond au chemin de terre. Est-ce la vision privilégiée du blanc modèle de nos existences ? Et sur cette échelle de laine, étendue sur un champ joue l’enfant délicieuse.
(Marelle d'automne II, tableau virtuel) Et soudain, comme une fulgurance... J'entrevois le sens de ce jeu innocent tant de fois et si distraitement observé ! L’échelle de Jacob, les tours, détours et retours, les transits et rétrogradation des étoiles errantes, les mystérieuses analogies qui unissent nos cycles d’existence...
(Marelle marine I, tableau virtuel)
(Marelle marine II, tableau virtuel)
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| © 2012 août 2007 |
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