
|
A Durban et à Montseron, les vieux racontaient autrefois il y a peut-être cinq cents ans, la grotte de montseron, servait de refuge à une colonie de fées qui étaient toutes vêtues de robes blanches qui avaient les pieds palmés comme les canards. Un homme d'Ourdas, nommé Pierrot, tomba amoureux d'une fée de la grotte qu'il avait vue quatre ou cinq fois au bord d'un ruisseau. Quand il lui demanda sa main, lui répondit : « je veux bien, mais il faut promettre sur votre honneur que vous ne direz à personne que j'ai les pieds palmés comme les oies ».
Un tableau attribué à Gérard de Lairesse, peintre du XVIIe siècle, représente la reine de Saba devant le roi Salomon. Trompée par un plancher de verre et croyant marcher sur l'eau, elle relève sa robe pour ne pas le mouiller et découvre un pied que le roi désigne ses conseillers d'un mouvement de son sceptre. Ce pied gauche est chaussé de noir à l'inverse du pied droit, chaussé de blanc. Que cache ce pied-noir ? Les artisans du Moyen Âge ont donné une réponse à cette question en représentant la reine de Saba dotée d'un pied d'oie, tout comme la reine Pédauque, cette fameuse reine Austris de Toulouse, au portail de Saint Pourçain sur Sioule.
|
| La Reine Pédauque |
| © 2008 août 2007 |
