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FEES Les fées existent-elle ? Et qui sont-elles ? À ces deux questions, qui en vérité n'en font qu'une, l'homme d'aujourd'hui a apporté plusieurs réponses, dont voici les plus courantes, sinon les plus admises : -- les fées n'existent pas. C'est une façon poétique d'évoquer la femme idéale et le canon érotique d'une époque. -- les fées sont des productions de l'inconscient. Un transfert compensatoire, pour les freudiens. Une personnalisation de l'anima, pour les jungiens. -- les fées sont le souvenir idéalisé de personnalités initiatiques du paganisme matriarcal. -- les fées sont le résultat de l'anthropomorphisation de forces célestes qui présidaient au destin des hommes. (Fées, du latin fata : les destinées). Exemple, les sept fées invitées autour du berceau = les sept planètes. Toutes ces propositions, à vrai dire, ne s'excluent pas forcément et chacune peut contenir une part de vérité... mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, elles peuvent même s'accorder avec la thèse que soutenait nos ancêtres du Moyen Âge, à savoir que LES FÉES EXISTENT bel et bien...
Aujourd'hui, certains penseurs (et non des moindres !) l'affirment nettement. « Rien ne s'oppose en principe, non seulement à ce qu'il y ait de tels êtres, mais encore à ce qu'ils soient aussi diversifiés que possible. Il est très certain que, presque chez tous les peuples et à toutes les époques, il a été question de tels êtres et ce ne doit pas être sans raison, car, quels que soient les noms qui leur ont été donnés, ce qui est dit de leur façon d'agir concordent remarquablement ; seulement, nous ne pensons pas qu'ils aient jamais été regardés comme proprement « immatériels » et d'ailleurs la question, sous ce rapport, ne se posait pas exactement de la même manière pour les anciens que pour les modernes, les notions mêmes de « matière » et d'« esprit » ayant grandement changé de signification. D'autre part, la façon dont ces êtres ont été « personnifiés » se rattachent aux conceptions populaires, qui recouvrent une vérité plutôt qu'elles ne l'expriment, et qui correspondent plutôt aux apparences manifestées qu'à la réalité profonde... » (René Guénon : l'Erreur spirite.) Rappelant, la doctrine traditionnelle et fondamentale des trois mondes (spirituel, subtil et corporel), Jean Borella note : « il faut ajouter à ces illustrations savantes de la doctrine des trois mondes, une illustration populaire, celle du folklore, des contes et légendes : fées, génies, elfes, korrigans, djinns, sont des êtres parfaitement réels, ou des forces subtiles revêtues parfois d'une apparence individuelle. Mais qui parmi les hommes d'aujourd'hui est capable de braver le ridicule, en souscrivant à une telle affirmation ? » (La Charité profanée page 115). Quant à nous, nous n'hésitons pas à braver le ridicule pour souscrire entièrement à cette affirmation ! Sans oublier que parfois, les fées prennent l'apparence d'une jeune fille que vous croyez connaître, et qui soudain se fait fée...
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| Fées |
| © 2008 août 2007 |
